[CULTURE] En avant marche ! entre musique et absurde.

Dans le domaine de la diffusion de la culture, on nous apprend à ouvrir grands les yeux quand on pose le regard sur la brochure d’une structure culturelle, à être attentif à la composition d’une affiche… bref, à s’imprégner de tout ce qui compose l’identité visuelle d’une salle de spectacle ou d’un évènement donné.

Voilà déjà quelques temps que je voudrais me lancer à corps perdu dans le délicieux exercice de style qu’est la critique de quelques spectacles que je dois aller voir dans le cadre de mes études.
Il m’est d »avis que dans un cercle d’amis, un cercle de création artistique où tout le monde est au même niveau, la critique est bénéfique. Mais j’ai souvent du mal à saisir la violence qui peut émaner de la critique d’un spectacle. Après tout, qui suis-je pour critiquer le travail d’Alain Platel ou encore celui de Gallotta ?
On est à la limite de l’information et de la communication*. Pour l’un tout ou presque est factuel, lorsque pour l’autre, on cherche à amener le regard, à faire appel à ces choses qui nous rendent humain et qui nous font appartenir à un groupe.

Ce matin, je suis tombée sur la « chronique dessinée » de Camilla Pizzichillo.

en-avant

J’ai d’abord trouvé ça brillant. Ici Camilla Pizzichillo fait une très bonne synthèse des éléments clés du spectacle en une dizaine de lignes de texte et un dessin phare.
Parce que cette planche m’a rappelé tous les souvenirs ressentis lors de cette représentation.
Mes sentiments et celui de ceux  qui m’entouraient, connus ou inconnus. Plusieurs personnes sont partis pendant le spectacle, montrant un signe de désapprobation certain. Mais moi, j’ai adoré, il m’avait donné envie de recommencer à créer, l’envie de faire partie intégrante du groupe, encore une fois.
Le lendemain, les filles qui étaient allées le voir étaient assez mitigées. Peu avaient aimé. Et pour cause, ici, on touche un peu à l’absurde, on ne comprend pas toujours.

D’histoire, qui présente une situation initiale, avec des faits qui viennent la bouleverser, il n’y a point. On suit tout simplement la répétition d’une compagnie.
Je me suis retrouvée seule, avec la salle, devant les désordres émotionnels d’un vieux percussionniste qui fait appel à une fanfare d’amateurs, parmis laquelle se cache des professionnels, pour tuer son vague à l’âme.
Si vous avez fait parti(e) d’un orchestre, vous retrouvez toutes les petites manies du chef d’orchestre, illustrée par une bande son « On reprend, quatre avant 14 ». J’ai trouvé le spectacle émouvant, plein de sincérité.

La pièce est polyglotte. Ainsi, on jure en allemand, on fait de merveilleuse déclaration en flamand. le décor est typique de celle que l’on pourrait retrouver sur la scène d’un orchestre, mais agrémenté de quelques éléments émanants du théâtre. Les majorette sont d’or, et l’on crache de l’eau. L’humour est au rendez-vous et la danse, grelots aux pieds l’est aussi. Et surtout, la musique vient appuyer toutes les émotions de la scène. Jouée par une fanfare, tantôt mobile, tantôt galopante.

Et souvent, comme une image, vaut mille mots, je vous recommande ce teaser.

*Si vous voulez lire quelques article sur information&communication, je vous recommande l’article de Daniel Bougnoux.

 

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Un commentaire pour [CULTURE] En avant marche ! entre musique et absurde.

  1. Carole dit :

    C’est très intéressant !
    Bisous !

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