Lutter contre le gaspillage alimentaire en dépensant moins !

Alors que Carole de Cuisiner en paix m’a taggé dans son Beautiful Blogger Award (merci Carole, je suis contente que tu apprécie ce que je fais) et que je passe de plus en plus de temps sur des blogs de cuisine en tout genre, je me pose une question fondamentale : a t-on bien toutes les clés pour limiter le gaspillage alimentaire aujourd’hui ? J’ai décidé de me pencher sur la question, parce que c’est une thématique que je trouve intéressante, tant pour la planète que pour la santé financière de notre porte-feuille.
Premièrement, cette question touche à la justice sociale. Il suffit parfois de regarder les inégalités dans sa propre rue. Le fait est que l’on a pas tous le même pouvoir d’achat, les mêmes envie pour cuisiner, mais qu’on a tout de même besoin de manger. Et manger sain, des produits de qualité, c’est important.

Deuxièmement, le gaspillage alimentaire est souvent mal interrogé. On pense souvent à tord que le gros de ce gaspillage existe par des produits achetés par les consommateurs qui les laissent périr sans les cuisiner dans leur frigo avant de les jeter. Ou encore du pain jeté sans être terminé, un fond de pâtes, des plats préparés avec amour, qu’on finit par évincer au fond d’un sac en plastique.
Mais le gaspillage alimentaire se fait aussi et surtout par les entreprises qui produisent et calibrent toujours plus leurs produits, face à un consommateur toujours plus exigeant. Il faut manger un tomate ronde, une carotte de 22,35cm, une pomme non tachetée.
Il nous arrive souvent de récupérer à l’A.M.A.P des carottes à trois jambes, des tomates difformes. Et j’ai un aveu à vous faire : en plus d’être rigolos et uniques : CES LEGUMES SONT EXCELLENTS.

Une consommation différente pour payer sa nourriture moins chère
Le collectif des ‘Gueules cassées‘ a fait de ce calibrage abusif, de cette recherche de la perfection du produit son cheval de bataille en lançant auprès des supermarchés des actions pour les inciter à vendre ces produits ‘imparfaits’ au premier regard.
Le but du jeu : montrer au consommateur que les produits ‘moches’ sont tout aussi bons que ceux qui ont un aspect irréprochable. L’avantage pour le consommateur : un rabais de 50% sur le prix initial. Ca marche aussi avec les produits à dates courts, comme les yaourts qui vont bientôt se périmer, mais qui sont encore mangeables quelques jours après la date de péremption indiquée sur l’opercule.

Comment limiter le gaspillage alimentaire à son échelle et redevenir copain avec son porte-feuille ?
Evaluez au plus juste les quantités par rapport à votre mode de vie
Vous invitez un couple d’amis ce soir ? Pas la peine de cuisiner pour 12 personnes.
Et si vous n’avez pas su vous retenir comme moi, proposez à vos invités de repartir avec une partie des mets : il n’y a plus qu’à espérer pour eux que vous êtes un cordon bleu !
Pensez ‘bento’, ‘gamelles’ ou encore ‘lunchbox’
Plus économiques, le repas maison que l’on amène au travail ou à la fac est un allier sûre pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Faites un peu plus de pâtes la veille, récupérer un morceau de ce merveilleux gâteau amener par votre collègue au boulot, ramener les restes du bourguignon de dimanche que maman avait préparer avec amour : et adapter tout cela pour vous faire un repas digne d’un chef étoilé !
Pensez à congelez vos produits et vos plats préparés
‘Coup de pousse’ à publier deux supers tableaux sur la conservation des aliments périssables et vous donnent les temps de conservation de chaque aliment au congélateur.
Le réflexe ‘tupperware’
Vous pouvez récupérer tout ce qui n’est pas terminé dans les fameuses boîtes en plastique de conservation. Quand vous avez assez de quantité pour faire un repas pour deux c’est le moment d’être créatif : pourquoi ne pas faire une tarte avec tous ces restes ? (en retrouvant la recette de la pâte brisée hyper facile ici)
Pourquoi ne pas garder les tranches de pains un peu sèches pour faire de délicieuses tartines, comme on les avait déjà évoqué ici ?
Le réflexe ‘DoggiBag’
Tout droit arriver des Etats-Unis, les concept est simple ; il permet aux clients de restaurants d’emporter le plat qu’il n’ont pas terminé afin de le consommer chez eux. De plus en plus, les restaurants qui le pratiquent l’affichent sur leur devanture.
Le marché, un jour de piètre affluence
Ce n’est pas nouveau, le samedi et le dimanche, les gens affluents sur les marchés. Mais en pleine semaine, sur les marchés qui s’établissent dans les villes 6/7 jours, il y a possibilité de faire des bonnes affaires. C’est comme ça que je suis repartie la semaine dernière avec des tomates directement du producteur à 1 euro le kilo, peu avant la fermeture du marché. Et le choix était divers.
Acheter en gros vous permet d’avoir des prix attractifs, de cuisiner puis de congeler pour avoir toujours quelque chose au congélateur en cas de manque de temps. Bien manger passer aussi et surtout par le fait d’être OR-GA-NI-Sé !
Cet été donc, ayez le réflexe ratatouilles et confitures ! Pour continuer à manger de bons fruits et légumes cet hiver.
Pensez ‘saison’
Et oui, ce n’est pas nouveau. Acheter des oranges en été, des cerises en hiver, ça a un coût. Souvent ce sont des produits qui viennent de loin. S’ils n’abondent pas, la loi de l’offre et de la demande aura raison de votre porte feuille.
Pensez donc à consommer des fruits et légumes de saison, qui restent vraiment bon marché !

Pour aller plus loin
– Les Paresseuses ont consacré un chapitre, où elles expliquent et donnent des recettes pour enfin savoir comment cuisiner une box ‘économique’ dans le livre ‘La lunch box des Paresseuses’ de Marie Donzel, Edition Marabout !
– Le site internet des Gueules cassées où vous trouverez les magasins participants près de chez vous
– La page Facebook de la métro ‘Moins jeter, la bonne idée’, qui vous donnera d’autre idée pour optimiser votre consommation de produits. Et le site internet pour ceux qui n’auraient pas Fb ici

Et vous, quelles sont vos astuces pour moins gaspiller ?

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8 commentaires pour Lutter contre le gaspillage alimentaire en dépensant moins !

  1. Carole dit :

    J’adhère à tout ce que tu écris !! Bises, Carole

    • Salut carole
      Et toi qu’elles sont tes recettes anti gaspillage ?
      Émilie

      • Carole dit :

        Alors !
        Je fais des listes de ce dont j’ai besoin et je m’y tiens. J’achète local et de saison les produits frais. Je ne vais au supermarché qu’une fois par mois(moins de tentations). Pour le reste (le frais)j’achète tous les 2 jours aux Halles ou bien au marché.
        Je cuisine tout, je n’achète que des matières premières. Je congèle.
        Pour les gros achats, j’attends les ventes privées ou les soldes.
        Je fais pratiquement tout à pied.
        J’investis dans du matériel (cuisine, ménage etc) de très bonne qualité pour garder très longtemps.
        Et enfin, je réfléchis toujours à 2 fois avant de faire un achat.
        Voilà ! Bises, Carole

  2. Margot dit :

    Un vrai dilemme pour ma part car afin d’éviter de gaspiller trop, je suis du genre à privilégier les petits formats et les fameux sachets individuels ce qui n’est pas très bon pour les emballage … Pour ne pas gaspiller, y a pas à dire mais faut avoir du temps et c’est pas évident … Mais tes conseils sont bons 😉
    Bisous !

    • C’est sûre que ce n’est pas évident, mais l’organistaion fait beaucoup de chose 🙂
      Et le fait maison à partir de produits bons périssables c’est la vie.
      J’y pensais mais l’année dernière, je me cuisinais un gros plat de légumes avec de la viande, et c. Et ça me permettait de me faire une lunchbox tous les jours.
      Après il y a aussi les adeptes du meal prep le dimanche après-midi, il n’est pas exclu que j’y mette aussi 🙂

  3. Je rejoins l’avis de Margot, pour un anti-gaspi efficace, il faut du temps. Et aimer cuisiner. Moi, j’ai tendance à faire gaffe en amont : je ne vais pas prendre des yaourts dont la date de péremption est trop courte, j’achète des radis en sachet ou du brocolis surgelé (oui, le crime, la honte) parce que je suis certaine d’avoir toujours le temps de les manger (faible temps de préparation) etc. Ensuite, je ne suis pas à la seconde près, en général il y a de la marge pour les dates de péremption. Certains yaourts se consomment encore longtemps après la date de péremption (y en a tout de même qui sont traitres — vaisselle, oui, c’est toi que je vise 😉 ).
    J’ai essayé le tout fait maison. J’ai arrêté le jour où je me suis rendue compte que je passais mes soirées à éplucher des légumes.

    • Je suis un professionnelle pour acheter les trucs dont la date de péremption est la plus lointaine. Le problème ? C’est les grandes surfaces qui jettent..
      J’aime beaucoup aimé ton analyse sur les soirées d’épluchages de légumes 🙂
      Moi je trouve ça cool pour l’instant, parce qu’on est que deux. Avec des enfants, ça doit être plus galère !

  4. faisselle (pardonnez ma dyslexie)

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