L’heure, c’est l’heure.

Obscurité.  Léo J.

Obscurité.
Léo J.

Aujourd’hui, le rendez-vous est prit et ils ne se manqueront pas. Ils se l’étaient promis la dernière fois. Voilà quelques mois déjà qu’ils attendent cela avec une impatience qui les démange, qui les dévore de l’intérieur. Et on pourra, en levant les yeux vers l’immensité du ciel, profiter du spectacle, du ballet coordonné dans le lointain, de leur courte étreinte après de chaleureuses retrouvailles.

L’obscurité se ferra, quelques instants. Enfin, soyons précis. L’obscurité sera partielle. Et pour les plus chanceux d’entre nous. Oui, parce qu’au milieu de tout ce désordre astral il y aura aussi ceux qui n’auront pas le temps; ceux qui ne seront pas dans la bonne partie du globe; ceux qui auront peur de s’abîmer les yeux; ceux qui auront oubliés. Ou encore ceux qui s’en tapent pas mal de voir la lune griller la priorité au soleil; Tout simplement.

Et les autres ? Les autres auront achetés le bon magazine scientifique. Celui qui aura proposé au préalable d’offrir à moindre coût des lunettes qui pourront permettre de lever les yeux au ciel. Sans risquer une brûlure de la rétine. Avec un verre de chaque couleur. Le bonus dudit magazine étant de comprendre les mécanismes physico-mathématiques du calcul de présence de la lune à cet endroit là dans les temps donnés.

Les deux compagnons de la nuit des temps sont bien décidés à se rencontrer ce vendredi et nous allons pouvoir observer ce tango brulant. Brulant, déchirant et même cosmique.
Ce sera comme un bal. Un bal masqué de paire de lunettes à usage unique. Un bal masqué comme on aimait en donner à la Belle Epoque. Celui qui laissait sortir des robes délicates de soie bleue, des visages poudrés de blanc, et qui laissait à voir de fins jupons en dentelles.
Aujourd’hui, tout le monde est invité au bal masqué.

Il ne tient qu’à toi, de lever les yeux au ciel, de sortir de ta cage, d’aller faire pipi à un autre moment et d’éviter de couper des oignons avant pour être sûr de voir quelque chose.

Pour une fois qu’en levant les yeux au ciel on ne paraîtra pas grossier ou impolis..!

> Avril(etmoi) a écrit un hommage très touchant pour cet évènement si particuliers et elle m’a à son tour donné l’envie d’écrire. Retrouvez son art(-icle) ici.

‘Le soleil a rendez-vous avec la lune, mais la lune n’est pas là et le soleil attend’
Charles Trenet, 1939.

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